Dans
le Jeu, j'ai voulu lire ma vie et je me suis trouvé à lire la
vie de mon père, qui est la vie aussi d'une communauté dont le
visage n'est pas le mien, dont la langue n'est pas la mienne,
dont la mémoire n'est pas la mienne. Je suis le nourrisson dans
« La glace brillante ». Dans « Visage de Dieu », je suis la
femme qui a percé une ouverture dans le mur à travers Jaquel1e
elle découvre le monde de la passion.
Dans « La glace qui brille».
il s'agit de ma mère et des enfants du village.
Dans «L'ascension », « Chaque instant» et«
L'eau et le feu»,
vous découvrez le visage de ma sœur.
Dans « Lunes et secrets»c'est le visage de ma fille.
Dans « Oeil de chameau» et «La dégradation» ce sont les voyages
de mon père. Dans « Le successeur» et
« Le jeu», il est question du pouvoir.
«Aicha et le mur », renvoie à la grande patrie. Je suis dans un
«temps limité». C'est pour cette raison que le recueil: le Jeu
résume ce qui forme l'axe des nouvelles, à savoir tous les
sujets tabous se rapportant à la triade formée par la
politique,la religion et le sexe, et limitée aux habitudes et
aux coutumes. Tout cela représente le patrimoine face à
l'ambition du futur.
«
Étendues»
Sâlim Al Abbar
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